KARIM

Karim a été parrainé pendant 6 ans (de 9 à 15 ans) par un couple d'artisans de 40 ans, dont les deux enfants étaient décédés. Les parrains témoignent avec le recul nécessaire :
"Parrainage difficile, dû au caractère difficile de Karim. A la suite de plusieurs vols, Karim a été placé dans un autre foyer à A. et nous l'avons perdu de vue.
Il est revenu à ses 17 ans et, confiants, nous l'avons accueilli à bras ouverts. C'était en fait pour mieux nous escroquer...
Nous n'avons pas assisté à son procès et ne portons pas plainte, mais il nous a laissé un goût amer.
Je pense que les familles parrainantes doivent être très fortes, car souvent mises à dure épreuve. Elles doivent savoir "donner" sans retour. En vous souhaitant bon courage pour tout le travail que vous faites..." (Mme P. - janvier 1993)

et DJAMEL
NDLR. M. & Mme P. ont entrepris depuis un autre parrainage, très gratifiant sur le plan affectif. Il s'agit comme dans le cas de Karim d'un parrainage de vacances et week-end, qui dure depuis 6 ans. Il est question que l'enfant, placé en établissement, retourne chez son père. Le filleul, qui va avoir 13 ans, apporte sa conclusion :
"Je conseille aux autres enfants d'être parrainés car je suis bien dans cette famille. Ils sont très plaisanteurs, très joueurs, très gentils et j'adore leurs chiens.
Là-bas je m'embête pas, car ils sont beaucoup dans leur famille, donc j'ai plein d'amis. Ils sont déçus de savoir que je vais peut-être vivre chez mon père et si cela se fait, je voudrais pouvoir continuer à aller chez eux.
Signé Djamel."

retour