Isabelle S., 36 ans, mère de Jean-Baptiste, 6 ans
" Quand mon fils est né, j’élais seule et sans travail. J’ai été accueillie dans un foyer maternel et c’est là que i’ai entendu parler du parrainage. Moi, je n’y tenais pas trop mais, en même temps, j'étais très déprimée et "trop collée à mon fils", c’est ce qu'on disait au foyer. Alors pourquoi pas ? J'ai quand même précisé que je voulais des parrains catholiques (qui l’emmènent plus tard à la messe) avec des enfants plus grands que le mien. C’est comme ça que Jean-Baptiste a été le premier bébé parrainé de l’association à un an à peine. Et ça fait cinq ans que ça dure. Isabelle et son mari ont un fils qui avait quatre ans à l’époque. Les deux enfants s’aiment énormément.
Le parrainage, ça donne un équilibre à Jean-Baptiste. Son papa est décédé, et là, il a une présence masculine. Et puis, ils l’emmènent partout : à la piscine, au zoo, faire des balades en forêt. Moi, je ne pourrais pas, je n’ai pas de voiture. Les week-ends, c’est bien. J’en profite. Pas pour sortir ! Au contraire, pour rester un peu au lit, me dispenser de faire la cuisine, me reposer, quoi. Mais les vacances, quelquefois, s’il part trois semaines, c’est un peu long. Alors je me dis : je vais arrêter. Et puis non. J’ai eu beaucoup de chance : Jean-Baptiste est bien avec ses parrains. Et pour moi, même si je les vois peu, ce sont des amis. Si je devais aller vivre plus loin, quitter Paris, je crois que je continuerais à leur confier Jean-Baptiste pour les vacances. Et s’il m’arrivait quelque chose, que je doive partir prématurément, j'aimerais que ce soient eux qui s’en occupent. On en a parlé ensemble. Ils sont d’accord. Je leur ai dit que je ferais le nécessaire. Je sais qu’avec eux, il serait bien. 

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