Pêche au coup ou pêche sportive ?
Ce site Internet peut être comparé à la pêche au coup
: on se contente d'attendre le clic de l'internaute, futur-parrain.
A priori, on pourrait penser qu'un site Internet comme celui-ci pourrait
atteindre des millions de destinataires ?
Il n'en est rien.
Donnons quelques
chiffres :
Ce site a débuté en 2001. Il est maintenant reconnu par les moteurs
de recherche, et son audience a crû régulièrement pour se stabiliser à 2.000
visiteurs par mois.
J'anime également le site Web de l'association http://unenfantunefamille.free.fr.
De 2001 à 2004,
- l’ensemble des deux sites a reçu 40.000 visites. Les statistiques d'accès
incitent à penser que la moitié seulement sont de nouveaux visiteurs
- ils arrivent sur le site en ayant donné un mot clé à un moteur de recherche, les
autres revenant sur le site qui les a intéressés au cours d’une connexion
antérieure.
- nous avons reçu 350 formulaires provenant d’internautes répartis sur
l’ensemble du territoire national
- 25 se sont révélés sérieux (ont payé une cotisation)
- 9 ont parrainé
Discussion :
- Parmi les 40.000 visiteurs,
- 78% désirent parrainer un enfant (ce sont surtout eux qui intéressent
les associations)
- 6% désirent faire parrainer leur enfant
- 5% désirent aider une association. Ce sont des bénévoles à garder
en mémoire, pour éventuellement créer de nouvelles associations locales.
- On a cité ci-dessus le chiffre de 25 bénévoles « sérieux » sur 20.000 nouveaux visiteurs : Un français
sur 1.000 peut donc devenir un parrain, seulement à la suite d’une
connexion à Internet. On peut penser que, par des campagnes de recrutement
différentes ( radio, presse, télévision) cette proportion pourrait s’accroître.
Un sur mille, c’est beaucoup : s’il y a 10 millions de familles ayant
accès à Internet en France, on peut espérer 10.000 parrainages potentiels
(il semble qu’il n’y ait actuellement qu'environ mille parrainages actifs
en France).
- Pourquoi seulement 9 parrainages pour 25 bénévoles sérieux :
- Le temps qui sépare la déclaration du bénévole et la réalisation
d’un parrainage est très variable, selon la proximité ou non d’un filleul
et les demandes des familles. BBBS cite un délai moyen d’un an.
- Le manque d’associations : dans notre expérience, habitent en région
parisienne où se trouvent des associations de parrainage confirmées
:
- 80% des 9 bénévoles qui ont parrainé
- 30% seulement des 16 bénévoles « sérieux » qui n’ont pas
(encore) parrainé.
- Comment faire connaître le parrainage aux français par Internet :
Avec 20.000
nouveaux visiteurs en 3 ans, une simple règle de trois montre qu’il faudrait
30 siècles pour toucher les 20 millions de familles françaises
!
La solution n’est donc pas de compter sur des sites Internet passifs,
qui « attendent le client » comme un pêcheur à la ligne attend la touche.
Une
meilleure solution est le marketing actif, la publicité.
- marketing sur les moteurs de recherche. Un premier essai
que j'ai effectué sur Google de décembre 2003 à août 2004 m'a coûté
58 euros et a généré 630 visites, soit 0,09 € par visite, chiffre assez rédhibitoire.
A suivre.
- marketing régulier ( “spam” autorisé, avec “opt-out” et identification
de l’émetteur) basé sur le fait que l'envoi d'un courrier électronique
est considérablement plus faible que celui d'une lettre (0,5 €.) et
nul pour un bénévole. C'est la pêche sportive,
le pêcheur donne de sa personne.
L’essentiel est de trouver des bénévoles acceptant
d’envoyer des messages de marketing, et de disposer de listes d’adresses
email. Actuellement, sont disponibles :
- aux USA 200.000 adresses
en France à 0,00054 € l’adresse
- en France (Corse) 1.680.000 adresses
à 0,00082 € l’adresse
Un chiffre total de 13.000.000 d’adresses en
France est cité ( http://www.abc-netmarketing.com/article.php3?id_article=477).
Si l’on dispose dans le futur d’un tel nombre d’adresses, le coût serait
de 13.000.000 x : 0.00082 = 10.000 €, acceptable pour l’ensemble
des associations, étalé sur une dizaine d’années.
Conclusion : osons le marketing
P.S. Juin 2007
Ce qui précède a été écrit
en 2004, il y a trois ans. Il suggérait le recours au marketing.
Les
dirigeants et les membres de nos associations sont en majorité âgés, issus du
milieu administratif, très peu sont d'anciens industriels.
Ce mot "marketing",
de surcroît synonyme de SPAM dans le monde Internet, les a effrayé au point
qu'aucune suite n'a été donnée à ma proposition.
Et depuis 2003 le SPAM a
pris des proportions excessives.
Il est donc trop tard pour mettre en œuvre
cette proposition.
Je propose actuellement, sans plus de succès hélas, une
méthode plus douce consistant à ce que les 14 sites Internet des associations
se citent mutuellement par des liens.
P.S. Avril 2008
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