Qui sont ces éducateurs ?
Les motivations le plus souvent rencontrées quant à l'exercice du métier
d'éducateur sont : l'amour des enfants, une empathie à leurs souffrances (où
jouent souvent des éléments biographiques personnels au candidat éducateur,
notamment une tradition familiale d'engagement dans la filière pédagogique),
une pratique éducative antérieure de moniteur en centre de vacances après passage
d'un brevet à la fonction d'animateur (BAFA), un engagement social fort, un
intérêt marqué envers les processus de maturation et d'interaction psychologique.
Cette
liste est non limitative ; les parcours sont parfois plus "exotiques"
...
Les éducateurs salariés par la PJJ (une des directions du ministère de la
justice) sont des fonctionnaires.
Ceux dépendant de l'ASE sont des fonctionnaires
territoriaux dépendant des directions départementales de l'action sanitaire
et sociale (DDASS).
Les éducateurs et assistants de services sociaux, salariés
des institutions relevant du secteur privé associatif "habilité" justice
ou "agréé" DASS, bénéficient d'une convention collective, soit la
"66" (protection, éducation), soit la "51" (handicapés).
La DASS rémunère et indemnise aussi des personnels agréés non rattachés à
la fonction publique territoriale : assistantes maternelles, assistantes familiales,
"tiers dignes de confiance", parrains.
A propos des nourrices agréées,
dans certaines régions comme l'Auxerrois, l'Angoumois, l'Auvergne, on pouvait
accueillir les "pupilles de l'assistance publique" de mère en fille
depuis St Vincent de Paul ...
Après l'ordonnance de 1945 instaurant la justice des mineurs (les juges d'enfants
relèvent du Tribunal de Grande Instance, TGI), la loi de 1958 sur l'enfance
en danger organise la protection, notamment adminstrative, des enfants.
Sauf
pour celles directement gérées par la PJJ, c'est l'ASE qui finance les mesures
ordonnées par le juge des enfants (JE).